الرئيسية أقلام 66e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple: de la participation à la participation citoyenne

66e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple: de la participation à la participation citoyenne

26 أغسطس 2019 - 19:57
مشاركة

Alkanounia.info – Ibtissam EL RHALI

  • Docteur en droit public et chercheur en développement humain

Le discours royal du 20 août 2019 a mis l’accent sur l’importance de l’adoption de l’approche participative dans le traitement de grandes affaires du pays.

De prime abord, il est important de signaler que les différents modèles de développement adoptés auparavant qui se sont focalisés sur la croissance économique, et n’ayant pas pris en considération  la dimension humaine ont montré leur limite en contribuant au renforcement du gap entre les différentes couches sociales.

De ce fait, la refonte de l’approche participative s’avère nécessaire pour deux raisons. Primo, la persistance des défaillances sociaux malgré les efforts consentis, et secundo, la mobilisation des populations défavorisées sans leur implication dans la réalisation des projets ne saurait pas suffisante pour relever tous les défis liés au leur développement.

Autrement dit, il ne suffit pas, seulement, d’aider financièrement les citoyens pour concrétiser les projets mais le plus important est de renforcer l’ancrage de la confiance en soi et l’avenir pour ces citoyens, en les impliquant et en les intégrant dans toutes les étapes de la réalisation de leurs projets.

L’importance devrait être donnée également à l’être humain en tant qu’acteur et bénéficiaire, et le citoyen ne devrait pas être considéré comme un concurrent ; c’est un acteur qui se complète avec les différents acteurs de développement, c’est un partenaire avec qui la collaboration devient nécessaire, voire décisive dans l’élaboration des projets.

A cet égard, SM. Le Roi Mohamed VI a affirmé qu’il a toujours eu à cœur de placer le citoyen marocain au centre du processus de développement dont il constitue la principale finalité.

Cette manière d’impliquer les citoyens dans la création et la gestion des biens collectifs aurait pour vertu de transformer les individus, d’orienter leurs préférences et leurs intérêts, voire leur identité, vers le bien commun.

Il est à noter que la révision de la Constitution marocaine de 2011, prescrit dans son article  136, que: «…L’organisation territoriale du Royaume assure la participation des populations concernées à la gestion de leurs affaires et favorise leur contribution au développement humain intégré et durable». En outre, les dispositions de l’article 139 précisent que : «des mécanismes participatifs de dialogue et de concertation sont mis en place par les Conseils des régions et les Conseils des autres collectivités territoriales pour favoriser l’implication des citoyennes et des citoyens, et des associations dans l’élaboration et le suivi des programmes de développement».

Pour ce faire, une implication de tous les acteurs (Etat, associations, secteur privé…)   semble indispensable. Ces acteurs font partie intégrante du processus de développement.

D’ailleurs, l’exécution des programmes de développement ne se limite pas à la contractualisation entre les partenaires publics et privés. Il s’agit de les impliquer dans la mise en place des stratégies de développement de chaque région, par la conscience du devenir des projets réalisables.

Dans ce sens, SM. Le Roi Mohammed VI a souligné, que « ce modèle de développement constitue une assise solide pour faire émerger un nouveau contrat social emportant une adhésion unanime, en l’occurrence celle de l’Etat et de ses institutions, celle des forces vives de la nation incluant le secteur privé, les formations politiques et les syndicats, les associations, ainsi que celle de l’ensemble des citoyens ».

L’Etat et ses institutions, les associations, les formations politiques et les syndicats, et le secteur privé sont appelés à améliorer leurs méthodes de gestion de la chose publique. En d’autres termes, l’idée est de privilégier la participation citoyenne.

‘’Un processus d’engagement obligatoire ou volontaire de personnes ordinaires, agissant seules ou au sein d’une organisation, en vue d’influer sur une décision portant sur des choix significatifs qui toucheront leur communauté. Cette participation peut avoir lieu ou non dans un cadre institutionnalisé et être organisée sous l’initiative des membres de la société civile (recours collectif, manifestation, comités de citoyens) ou des décideurs (référendum, commission parlementaire, médiation).’’

Ce mode de participation se manifeste de différentes façons et formes, à savoir ; l’information, la consultation, le débat public…

C’est donc à travers l’une ou deux des formes de participation sus décrites que vont se retrouver les citoyens qui intervient dans l’élaboration de leurs projets. Les citoyens de plus en plus avertis, et de mieux en mieux informés, ne peuvent être écartés du centre de prise de décision.

‘’La participation citoyenne n’est pas un choix, c’est plutôt une nécessité’’

En fait, la mise en œuvre d’un modèle de développement efficace et efficient nécessite l’instauration de la démocratie et de la transparence dans notre société. En ouvrant un vrai débat fructueux qui doit réunir tous les acteurs pour mettre en place une plateforme de travail fondée sur la participation citoyenne, et la convergence où tous les acteurs «  Etat, secteur privé, associations, formations politiques et syndicats….».

C’est dans ce même sens que s’inscrit la mise en place de la Commission spéciale sur le modèle de développement, a indiqué SM le Roi Mohammed VI, émettant le souhait que cette Commission remplisse une triple mission de réajustement, d’anticipation, de prospective pour permettre au Maroc d’aborder l’avenir avec sérénité et assurance.

En effet, le capital humain doit être non seulement de plus en plus scolarisé et éduqué mais aussi et surtout de mieux en mieux formé et avoir le droit à participer. Cet élément humain reste la vraie richesse du Maroc, quelque soit son niveau social, économique, culturel, ou origine géographique peut être une partie indispensable et un acteur du développement et non pas un sujet de développement.

‘’Le développement de l’homme est par l’homme et pour l’homme’’

Cet Homme qui est le capital le plus précieux et l’objectif final de tout développement. Il n’est donc pas un moyen mais une fin, et son bien-être devrait être l’objectif essentiel de toute politique de développement.

تعليقات الزوار ( 0 )

اترك تعليقاً